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[Calendrier Gand - Bruges] [Texte manuscrit]

Langue: latin.Publication: [S.l.] : [s.n.], [1425-1450 ?]Description: 1 cahier ([12] p.) : ill. en coul. ; 25 cmNote de provenance : Extrait de l'histoire de la famille Humbert donnatrice du manuscrit : "À huit km au sud-ouest de Jussey, on trouve des ruines fort délabrées de l’ancienne abbaye cistercienne de Montigny-lès-Cherlieu, fondée au 12e s. qui eut bien des vicissitudes. En 1701, des moines Bernardins, commencèrent la construction d’un nouveau monastère et en 1773 d’un confortable palais abbatial. Les édifices à peine terminés en 1789, éclata la Révolution. Des paysans en armes envahirent le monastère et le pillèrent. Mis en vente comme bien national en 1791, il ne trouva pas acquéreur et Cherlieu devint une carrière où venaient s’approvisionner les villages voisins. Le cloître, l’église et le monastère furent complètement démantelés. De la grande église des 12 et 13e s., d’une longueur de 105 m et de 26 m. de largeur, 22 m sous la voûte, il ne reste que deux moignons difformes. On dit qu’elle fut la Saint-Denis de la Franche-Comté. Un ancêtre Hugot, probablement le père de Pierre Hugot, était moine à l’abbaye. En 1789, les paysans en armes vinrent saccager le monastère et brûler les archives. Des commissaires de la République forcèrent les portes et offrirent la liberté révolutionnaire aux quelques occupants du lieu. D’après le Dictionnaire des Communes, les derniers moines de l’abbaye furent emmenés la corde au cou sur la place du village où ils furent sommés de renoncer à leurs droits seigneuriaux. On suppose donc que l’ancêtre Hugot choisit la liberté qu’on lui offrait et emporta avec lui quelques objets de valeur qui avaient échappé au vandalisme : deux crucifix en ivoire du 17e s. et un parchemin médiéval enluminé, fragment d’un sanctoral du 14e s., de l’Abbaye de Saint-Omer. Louis Humbert, mon grand-père, racontait que le moine était infirme et qu’il avait épousé une des plus belles filles du pays. Quand plus tard, on lui demandait pourquoi elle, fille si belle, avait épousé un homme si laid, elle aurait répondu : « Napoléon a pris tous les hommes, j’ai pris ce qui restait ». En effet son fils Pierre naît en 1813"Ressources en ligne : Accès en ligne List(s) this item appears in: Manuscrits et incunables numérisés Bibliothèque du Saulchoir
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Saulchoir
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Rés. Ms. B 9 (Browse shelf) Available Rés.-ms.-B-9

On peut avancer l'hypothèse d'un calendrier ganto-brugeois sommairement complété par quelques fêtes du diocèse de Thérouanne

Pas d'origine précise. Plusieurs indices pointent vers Thérouanne / Saint-Omer. Présence insistante de Calixte (deux fêtes) semble indiquer la proximité de Cysoing (diocèse de Tournai) ; d'autres indices paraissent pointer vers Gand-Bruges.

Incomplet

Initiales rubriquées en bleu rouge et or. 1er f. avec encadrement de feuillages vert, bleu, rouge, jaune, noir et or

Extrait de l'histoire de la famille Humbert donnatrice du manuscrit : "À huit km au sud-ouest de Jussey, on trouve des ruines fort délabrées de l’ancienne abbaye cistercienne de Montigny-lès-Cherlieu, fondée au 12e s. qui eut bien des vicissitudes. En 1701, des moines Bernardins, commencèrent la construction d’un nouveau monastère et en 1773 d’un confortable palais abbatial. Les édifices à peine terminés en 1789, éclata la Révolution. Des paysans en armes envahirent le monastère et le pillèrent. Mis en vente comme bien national en 1791, il ne trouva pas acquéreur et Cherlieu devint une carrière où venaient s’approvisionner les villages voisins. Le cloître, l’église et le monastère furent complètement démantelés. De la grande église des 12 et 13e s., d’une longueur de 105 m et de 26 m. de largeur, 22 m sous la voûte, il ne reste que deux moignons difformes. On dit qu’elle fut la Saint-Denis de la Franche-Comté. Un ancêtre Hugot, probablement le père de Pierre Hugot, était moine à l’abbaye. En 1789, les paysans en armes vinrent saccager le monastère et brûler les archives. Des commissaires de la République forcèrent les portes et offrirent la liberté révolutionnaire aux quelques occupants du lieu. D’après le Dictionnaire des Communes, les derniers moines de l’abbaye furent emmenés la corde au cou sur la place du village où ils furent sommés de renoncer à leurs droits seigneuriaux. On suppose donc que l’ancêtre Hugot choisit la liberté qu’on lui offrait et emporta avec lui quelques objets de valeur qui avaient échappé au vandalisme : deux crucifix en ivoire du 17e s. et un parchemin médiéval enluminé, fragment d’un sanctoral du 14e s., de l’Abbaye de Saint-Omer. Louis Humbert, mon grand-père, racontait que le moine était infirme et qu’il avait épousé une des plus belles filles du pays. Quand plus tard, on lui demandait pourquoi elle, fille si belle, avait épousé un homme si laid, elle aurait répondu : « Napoléon a pris tous les hommes, j’ai pris ce qui restait ». En effet son fils Pierre naît en 1813"

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